06.08.2008

Leur sécurité, notre priorité

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07.03.2008

Adieu Zoran Vujovic

Le corps carbonisé trouvé dans l'ambassade des Etats Unis à Belgrade, après les manifestations de jeudi soir, est celui de Zoran Vujovic, 21 ans, réfugié serbe à l'âge de 13 ans, originaire de Caglavica, village coupé en deux par la route entre Pristina et Urosevac, dont les Albanais ont conquis la moitié en huit ans. Il était étudiant et vivait à Novi Sad. Sa grand-mère Ljubica a été étranglée à 90 ans par les Albanais, le 2 août 1999, dans la baignoire de son appartement à Pristina. Ce jeune homme était venu à Belgrade pour manifester sa colère et son désespoir. (…) L'Occident veut faire croire que la jeunesse serbe est pour son candidat démocrate, mais depuis dimanche dernier, ce sont des jeunes gens, des étudiants, qui manifestent massivement. De Subotica à Mitrovica, toute la jeunesse serbe s'est levée. Zoran est devenu par son malheur, le symbole de sa résistance. Il faut raconter l'histoire de Zoran, particulièrement sa jeunesse qui symbolise le malheur de toute la jeunesse serbe, dont on a volé ses plus belles années. Il faut rendre hommage à sa mémoire.
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09.01.2008

4ème mission caritative de Solidarité Kosovo

Noël 2007

26 décembre 2007, nous sommes le lendemain de Noël et cela fait deux semaines que la mission de « conciliation » de l’ONU au Kosovo et en Métochie s’est soldée par un échec. Serbes et Albanais du Kosovo et de la Métochie ne sont pas tombés sur un accord, la situation sur place est de nouveau très tendue car les Albanais menacent de déclarer une indépendance unilatérale d’un moment à l’autre au détriment du droit international. Malgré la situation, les bénévoles de Solidarité Kosovo partent apporter leur soutien économique et moral à leurs amis Serbes du Kosovo et de la Métochie. Voici le compte-rendu de cette mission.

Après un voyage de 32 heures et plus de 1500 kilomètres de routes européennes enneigées, nos deux camions arrivent à bon port en Serbie. Non sans embûches comme lors de chaque voyage, la nouveauté étant le racket officiel de l’ONU qui nous impose une assurance au tiers pour nos deux véhicules de 260€ pour 15 jours. Le vol n’est décidément pas l’apanage des plus pauvres…

Le lendemain de notre arrivée nous organisons avec nos amis sur place la mission de distribution uniquement réservée, cette année, aux Serbes vivant dans les enclaves. La situation des enclaves est dramatique. Sur leur propre terre ces Serbes résistent jour et nuit contre l’albanisation de leur pays. Malgré les attaques incessantes des terroristes albanais et l’ignorance affichée à leur égard par les instances internationales ces Serbes font preuve d’un très grand courage et d’une foi qui surpassent de loin l‘imaginable.

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Nous commençons tout d’abord par l’enclave de Banja. 140 personnes vivent ici, le village n’a pas été touché par le pogrom anti-serbe de 2004 mais régulièrement les Albanais spolient cette petite communauté serbe en leur volant leur matériel agricole et leur bétail sous les yeux des militaires de la KFOR. 40 enfants vivent dans ce village ce qui est quand même un signe encourageant et c’est dans une joie non dissimulée qu’ils nous accueillent et reçoivent leurs cadeaux : peluches, voitures, vêtements chauds. Comme l’année dernière l’ambiance est festive et chaleureuse. Nous terminerons notre distribution dans la maison d’un des villageois chez qui nous passons chaque année pour un verre de l’amitié et un bon café chaud.

 
Nous reprenons ensuite nos véhicules sur les routes enneigées et verglacées de la Métochie pour rejoindre l’enclave d’Osojane. La route est périlleuse car nous devons traverser de nombreux villages albanais et parce que les routes qui mènent vers les enclaves sont dans un état catastrophique. Nous frôlons la sortie de route à de nombreuses reprises.

Nous étions déjà passés à Osojane l’année dernière et nous y retrouverons avec une grande joie le directeur de l’école qui nous avait demandé l’an passé du matériel scolaire pour son établissement. Chose promise chose due nous lui laissons pour plus de 1500€ de cahiers, crayons de couleur, matériel de peinture et stylos. Ce matériel paraît banal pour nous, Français, mais vaut quasiment de « l’or » dans cette enclave où les véhicules militaires passent plus souvent que la croix rouge.

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Nous en profitons aussi pour donner de nombreux jouets et vêtements chauds particulièrement appréciés à cette époque de l’année où la température en journée flirte avec les -5° dans ces enclaves où l’électricité, provenant des parties albanaises, est souvent coupée…

Après de grandes accolades et notre promesse de revenir bientôt avec encore plus de matériel, nous saluons cordialement nos amis Serbes et nous nous orientons vers une des plus grosses enclaves serbes de l’ouest de la Métochie à Gorazdevac à côté de Pec. Pec est une ville plus que symbolique au Kosovo. En effet cette ville est le siège du patriarcat de l’église orthodoxe serbe depuis 1233. Jadis une grande et belle ville serbe, cette ville est aujourd’hui occupée par plus de 150 000 Albanais et plus une seule famille serbe. Les serbes sont, eux, enfermés dans un réel ghetto, l’enclave de Gorazdevac. Ils sont 3000 et nous jurent qu’ils ne quitteront jamais la Métochie. C ’est ici qu’en 2003 de jeunes enfants Serbes qui se baignaient tranquillement dans une rivière ont été fusillés par des terroristes albanais. Bilan : 2 morts et 4 blessés.

Malgré la coupure d’électricité les responsables de l’enclave réussissent tant bien que mal à nous éclairer grâce au générateur de l’école. Nous distribuons ici beaucoup de jouets et aussi du matériel de sport afin d’occuper les adolescents serbes et de les empêcher de sombrer dans l’oisiveté ou le désespoir.
De nouveau l’accueil est très fraternel et nous nous ne pouvons que regretter de ne pas avoir plus à donner tant les besoins ici semblent immenses.
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La nuit est bien avancée et nous avons encore un rendez-vous. Les Serbes nous mettent en garde car la route est hostile. En effet la route que nous devons emprunter pour rentrer est aux mains des terroristes albanais et notre sécurité ne sera pas assurée par la KFOR. Un mélange de peur et d’excitation nous étreint mais nous prenons notre courage à deux bras et nous rentrons vers le nord. La route est impressionnante. Autant les paysages enneigés avaient, à la lumière de jour, un petit quelque chose de féerique, autant, une fois la nuit tombée, les virages de ces chemins et routes et l’angoisse d’une rencontre malheureuse avaient une allure terrifiante et noire. Nous ne croisons quasiment aucune voiture pendant plus de 3 heures alors que nous en croisions beaucoup quelques heures auparavant. Cette route est considérée par l’ONU comme la plus dangereuse d’Europe et la KFOR a interdiction de rouler dessus, sauf urgence, après 18h.

Dieu merci, nos véhicules traversent cette zone sans entraves et nous pouvons rejoindre la France avec la satisfaction d’avoir accompli notre mission tout en gardant en bouche un arrière goût d’amertume car il y a encore tant à faire pour aider les Serbes à rester sur leur terre.

Nous remercions tous les particuliers, écoles, paroisses et entreprises qui nous ont aidé dans cette mission et nous demandons à chacun de redoubler de générosité en ces temps plus que critiques où les Serbes ont besoin du soutien de leur « peuple frère » français.

Stéphane Gailleton
Solidarité Kosovo

12.07.2007

Six soldats suisses sont morts

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22.05.2007

Les grenades de Mitrovica

f06937f6d71993dddb9317e53666950d.jpgCela fait maintenant quatre jours que je suis arrivé à Kosovska Mitrovica au Kosovo.

 Mitrovica est l’une de ces villes chaudes tout droit sortie d’un film de James Bond. On peut y rencontrer au même moment au café du coin un agent de la CIA, des soldats de l’OTAN, des « interprètes » chargés de faire du renseignement pour les troupes françaises et des gardiens du pont (moment véritablement vécu). Tout cela n’est pas surprenant lorsque l’on connaît les enjeux énormes qui se jouent au Kosovo. Enjeux ethnico-religieux certes, comme il y en a de plus en plus à travers le monde, mais enjeux qui peuvent aussi s’analyser d’un point de vue géostratégique (1). L’importance géopolitique de la région est telle que Russie et Chine, à seule fin de nuire aux intérêts américains qui oeuvrent pour un Kosovo indépendant, menacent d’user de leur droit de veto au conseil de sécurité de l’ONU. L’Union Européenne quant à elle, préfère rester muette au lieu d’assumer son rôle logique de défense du territoire européen. Car ce n’est pas seulement la Serbie qui va être pénalisée si le Kosovo devenait indépendant mais bien l’Europe. Le Kosovo indépendant, prémices d’une grande Albanie musulmane, relié à la Bosnie par le Sandjak, est la clé de la formation d’une « diagonale verte », véritable poignard tourné contre l’Europe, zone de déstabilisation pour les Balkans et in fine pour tout le continent européen.

Depuis mon arrivée ici, je ressens une ambiance beaucoup plus tendue que lors de mon précédent voyage au mois de décembre. Avec quelques camarades de l’association Solidarité Kosovo nous étions alors venus apporter jouets et réconforts aux enfants des enclaves serbes. Aujourd’hui, les explosions de grenades qu’on entend régulièrement annoncent une décision prochaine sur le statut définitif du Kosovo et laissent craindre le pire dans un futur immédiat. Les barbelés sont de nouveaux prêts à l’emploi et les forces internationales sont sur le « qui vive ». Malgré cela, la population reste souriante et chaleureuse. On peut voir les enfants jouer aux voitures sur la place située en face du pont, des hommes aller au café et des jeunes étudiants faire la fête. Pourtant, chacun d’entre eux a une histoire pleine de tragédie à raconter. Un garçon d’une vingtaine d’années vient discuter avec moi voyant que j’étais français. Nous sympathisons autour d’un café et j’apprends qu’il est originaire d’une enclave serbe située à coté de Pristina. Je lui demande innocemment combien de personnes y vivent. Il me répond que personne n’y vit depuis le 17 mars 2004. Son village comme beaucoup d’autres à cette période a été rasé, et ses habitants chassés. Depuis, il vit ici à Mitrovica avec sa famille.

Pères assassinés, églises brûlées et maisons « expropriées » sont monnaies courantes pour les Serbes des enclaves. Je sens malgré tout une rage de vivre en chacun d’eux, et une envie de rester sur cette terre qui a été le bastion de la nation serbe. « Ne damo Kosovo », « nous ne donnons pas le Kosovo » peut-on voir lire sur les murs de la ville. Comment ne pas être solidaire ?

Je serai présent au Kosovo plusieurs semaines encore. Les raisons qui m’ont poussé ici ne méritent pas d’être exposées. Sans doute est-il encore trop tôt pour en parler. Comme l’a déjà dit Fabrice Robert sur le Blog Identitaire : il vaut mieux parfois ne pas dire où l’on a planté la graine pour que l’arbre fleurisse de plus belle. Mais en attendant, je compte sur chacun d’entre vous pour dire et raconter ce qui se passe ici au Kosovo, pour que notre peuple qui meurt dans un confort mondialisé se réveille avant de subir les explosions des grenades de Mitrovica.

Je vous salue tous, mes camarades !

Vive le Kosovo Serbe, vive l’Europe ! 
 
Arnaud Borella

(1) lire à ce sujet l’excellent livre d’Alexandre Del Valle : guerre contre l’Europe

08.02.2007

Soutenez Philippe !

 

Nous vous rappelons le numéro du compte postal des JI Genève:

Jeunesses Identitaires (”pour Philippe”) CCP: 17-346935-4

01.02.2007

Soutien à Philippe

Nous nous chargerons de faire suivre vos dons qui peuvent être envoyés sur le compte postal des JI Genève:

Jeunesses Identitaires (”pour Philippe”) CCP: 17-346935-4

Dégueulasse!

Réaction à la mise en examen de Philippe Vardon pour “reconstitution de ligue dissoute”.

Blog Identitaire (http://blog-identitaire.com)

Depuis plusieurs mois, je ne suis pas intervenu sur ce blog par convenance personnelle.

Si, aujourd’hui, je me permets de revenir parmi vous, c’est pour dénoncer avec force l’acharnement judiciaire avec lequel le Procureur de Montgolfier poursuit Philippe Vardon, président de Nissa Rebela et pilier de la droite sociale et identitaire niçoise.

Pour la quatrième fois en un an, Philippe est mis en examen à l’initiative du Parquet. Il est devenu la cible obsessionnelle du Procureur des Alpes-Maritimes qui m’avait confié il y a un peu plus d’un an, alors que je tentais poliment de lui faire comprendre qu’il faisait fausse route en criminalisant nos actions, que “le cas de Philippe Vardon aurait dû être réglé depuis longtemps” !

Philippe a-t-il bousculé des vieilles dames pour leur arracher leur sac ? volé à la portière ? vendu de la drogue ? agressé un chauffeur de bus ? profité d’un emploi fictif ? abusé de biens sociaux ? détourné des fonds publics ? diffusé des photos pédophiles ? violé des mineures en réunion ? mis le feu à des voitures ? à une synagogue ? à une mosquée ?

Non, non et encore mille fois non !

Philippe s’est contenté d’user de sa liberté d’expression, un droit pourtant supposé garanti (*) par cette formidable invention que le monde a reprise à son compte, la déclaration des Droits de l’Homme…

Et pour cela, parce qu’il se tient debout dans un univers d’individus à quatre pattes ; parce qu’il ne se contente pas d’un avatar virtuel sur internet pour pourfendre les moulins à vent ; parce qu’il fait face à la racaille au beau milieu de la rue, qu’elle soit en survêt’, en costard ou en toge ; il est ballotté d’un magistrat à l’autre, d’un procès au suivant.

Mercredi soir, les médias niçois en ont fait le nouvel ennemi public numéro 1 en communiquant grassement sur sa mise en examen pour “reconstitution de ligue dissoute”. Oh, j’ai trop appris à connaître et à apprécier l’esprit du peuple nissart pour me préoccuper du regard que porteront sur lui demain les commerçants de son quartier, ses voisins et ses collègues de travail. En revanche, je me préoccupe plus de la poignée de nervis gauchistes (ceux qui ont tenté de faire déraper notre colloque de samedi dernier sur “Notre réponse locale à la crise globale”) qui pourraient se sentir investis d’une mission républicaine et, surtout, protégés par un blanc-seing judiciaire. Enfin, je me préoccupe encore plus de l’honneur de Philippe, méprisé et bafoué par des individus qui n’ont jamais de comptes à rendre, protégés par leurs fonctions, leurs castes et leurs prébendes.

Car qui peut décemment prétendre que Philippe Vardon a reconstitué Unité Radicale puisque c’est de cela qu’il s’agit ? En quoi l’antisionisme d’Unité Radicale se retrouve-t-il dans le discours clamé par Philippe Vardon ? En quoi le folklore d’Unité Radicale se retrouve-t-il dans les actions menées par Philippe Vardon ? En quoi l’illégalité et la semi-clandestinité de fait d’Unité Radicale se retrouvent-elles dans les responsabilités publiquement assumées par Philippe Vardon, président d’associations légalement déclarées en préfecture et candidat aux prochaines élections législatives ?

En rien. Et c’est justement cela, qu’il est question de faire payer à Philippe. Le fait que rien de ce qui a si longtemps plombé l’efficacité de la droite antagoniste ne se retrouve dans le combat qu’il mène aujourd’hui pour sa ville, pour son peuple, pour son Pais Nissart.

Depuis des mois, Philippe encaisse les injustices et répond aux persécutions judiciaires par une infatigable énergie militante et un grand sens des responsabilités. Et il semble que nous nous soyons tous habitués à le voir ainsi se débattre dans le tourbillon judiciaire que lui impose Montgolfier. Eh bien, réveillons-nous ! Mobilisons-nous autour de lui ! Parce que son combat est le nôtre, nous devons faire corps autour de lui.

J’en appelle à l’affection et à l’estime de ceux qui ont un jour milité à ses côtés. J’en appelle au portefeuille de ceux qui ont réussi à chevaucher le tigre capitaliste. J’en appelle aux réseaux de ceux qui ont patiemment construit dans l’ombre depuis des années. J’en appelle aux compétences juridiques de ceux qui ont revêtu la robe d’avocat ou l’hermine des magistrats. J’en appelle à la plume de ceux qui ne sont pas habitués à la tremper dans le plomb. Ne laissez pas, ne laissons pas, Philippe, aussi costaud et préparé soit-il, porter sur ses seules épaules le poids de l’injustice d’un régime.

Guillaume Luyt
gluyt@les-identitaires.com
Jadis porte-parole d’Unité Radicale, aujourd’hui président des Identitaires

(*) Article 19 de la déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948 : “Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions.”