15.05.2008
La Suisse guerrière : Aloys von Reding
Après la crise de la Révolution comme après celle de la Réforme, la Suisse était à reconstruire. Entre ces deux grandes crises européennes, la différence, pour nous, était celle-ci : après la Réforme, la Suisse était divisée ; après la Révolution, elle était épuisée.
De 1798 à 1815, la Suisse a traversé la période la plus malheureuse de son histoire ; période qui, dans le cours de celle-ci, nous apparait comme une transition entre l’époque patricienne et l’époque démocratique. Qui va aider la Suisse à franchir ce passage périlleux ? Trois patriciens : Aloys de Redinf, Louis d’Affry, Charles Pictet de Rochemont.
Le héros de la Vieille Suisse, c’est le jeune Aloys de Reding.
Les Reding sont des Alémannes, des paysans libres. Leur nom signifie les descendants, le clan de l’Homme rouge. Beaucoup de Reding ont les cheveux roux, et je crois qu’Aloys était du nombre.
Faire l’histoire de cette famille serait faire celle de toute la Suisse, plus une bonne partie de l’histoire européenne. Je me limiterai au portrait du héros.
Jean-Fridolin-Vincent-Aloys de Reding Biberegg est né le 16 mars 1765 dans la maison familiale de la Schmiedgasse, à Schwytz. Une vaste demeure blanche avec des pignons et des galeries à colonnettes donnant sur une cour intérieure : influence italienne, mais ne sommes-nous pas sur la route du Saint-Gothard ?
Le service d’Espagne était, avec celui de France, traditionnel aux Petits Cantons, ces foyers de catholicisme militant.
En 1574, Uri, Zoug et Unterwald levèrent un régiment dont le chevalier Walter de Roll, un Uranais, reçut le commandement. Depuis lors, pour citer le major de Vallière, « trente-huit régiments suisses de 2000 à 4000 hommes prirent le chemin de l’Espagne ». Et il ajoute : « Comme au service de France, en Espagne la famille de Reding donna toute une dynastie de généraux. »
Le père d’Aloys, avait été lieutenant-colonel au service du roi catholique. Trois de ses fils suivirent son exemple : Théodore, Nazare et Aloys, le cadet. Nazare, propriétaire du régiment Vieux-Reding, fut général et gouverneur de Majorque. Théodore acquit plus de gloire : il fut le principal vaiqueur de la bataille de Bailen en 1808. Il coupa la retraite au général Dupont qui dut capituler. Ce fut la première défaite que les troupes napoléoniennes subirent. Elle provoqua la fuite du roi Joseph et l’évacuation de l’Espagne par les Français. Théodore fut ensuite capitaine-général de la Catalogne. Il mourut à Tarragone en 1809. On lui a, en 1909, érigé un monument.
En 1798, les troupes du Directoire envahirent la Suisse. Malgré l’héroïque mais inutile victoire de Neuenegg — victoire à laquelle des Fribourgeois participèrent — Berne attaquée par l’ouest, après une résistance désespérée au Grauholz, capitula. Il semblait que tout était perdu et qu’il n’y avait plus rien à faire.
Aloys ne le jugea point ainsi. Il était trop jeune pour être défaitiste. Il organisa sans tarder la résistance de Schwytz. Elu en hâte landamman, il fit jurer par la landsgemeinde de se défendre jusqu’au bout et souleva l’enthousiasme de son peuple dont il évoqua les grands souvenirs. Puis, au moment de partir en campagne, il s’agenouilla devant son père et lui demanda sa bénédiction.
Renforcé par un contingent uranais, Reding disposait de 4000 à 4500 hommes contre 18 000 Français. Mais, comme frère Théodore, il avait le génie tactique et l’esprit d’offensive. Son avantage était de connaître dans tous ses accidents un terrain difficile. Il attaqua, malgré l’état de panique et de désespoir qui régnait à Schwytz. Le 3 mai 1798, il opposa à la Schindellegi une défensive offensive à l’avantage des Français. Puis, malgré l’abandon par les gens d’Einsiedeln d’une position clef, celle de l’Etzel, il remporta une victoire complète à Rothenturm et au Morgarten, un nom prédestiné.
La petite armée de Reding ne pouvait compenser ses pertes journalières, tandis que les Français ne cessaient de recevoir des renforts. Reding comprit qu’il était raisonnable de traiter. Son adversaire, le général en chef Schauenbourg, y était d’autant plus disposé qu’il éprouvait pour ses vainqueurs une admiration de soldat : « Par Dieu, s’était-il écrié, donnez-moi mille paysans schwytzois et je conquerrai le monde. » Il reçut le jeune général de trente-trois ans avec les honneurs qui lui étaient dus. Le sort de Nidwald fut épargné à Schwytz et Reding put écrire à son ami Zschokke : « Ce n’est point le fanatisme, comme le prétendent certains, qui nous a inspirés, mais l’amour de la patrie ; celui qui a mis dans l’âme de notre peuple la volonté de résister jusqu’au bout, au cours d’une bataille contre les adversaires dont les forces étaient d’une écrasante supériorité sur les siennes. » Et il conclut : « L’honneur est sauf. »
Quand Bridel s’écriait : « Ex Alpibus salus Patriae ! » c’est aux Schwytzois, c’est à Reding qu’il pensait. Et tous ceux qui l’aimaient, cette patrie, et qui souffraient de la voir sous le joug, tous, démocrates ou patriciens, catholiques ou protestants, Suisses allemands ou Suisses romands, Suisses romanches ou Suisses italiens, voyaient en lui le sauveur.
Le 21 novembre 1801, le Sénat helvétique, composé presque entièrement de fédéralistes — ainsi que le voulait Bonaparte — élut Reding landamman de la Suisse.
Aloys était un soldat. Il ne s’était guère occupé de politique. Et le voilà porté à une charge pour laquelle il n’était en rien préparé !
Il y mit son courage. Il décida de se rendre à Paris pour expliquer la situation à Talleyrand et au Premier Consul. Il reçut un accueil aimable, mais n’obtint rien que de bonnes paroles. Il reprit le chemin de Berne où l’on fêta son retour, cependant que lui-même savait qu’il ne rapportait qu’un échec.
Cependant les affaires suisses ne cessaient de s’embrouiller. Aloys avait espéré trouver un compromis entre les fédéralistes et les unitaires. Quand il vit que c’était impossible, il démissionna.
Il démissionna pour organiser la résistance. Le régime de la République helvétique avait toujours été impopulaire ; maintenant, la colère grondait. Les cantons montagnard s’unirent, tinrent une diète à Schwytz. Et commença la marche victorieuse contre les dernières forces, peu nombreuses et démoralisées, du général Andermatt, le commandant des unitaires, un Zougois. Le général de Bachmann commandait les fédéralistes. Il rassembla ses troupes sur le plateau de Cressier et mit à Faoug les unitaires en déroute. C’est alors que Bonaparte intervint.
Bonaparte, qui dirigeait de la Malmaison les événements de Suisse, avait escompté cette victoire des fédéralistes dont il avait besoin. Pour la faciliter, il avait retiré de Suisse les troupes françaises. Mais il intervint avant que les derniers débris de l’Helvétique eussent été jetés dans le Léman, qui n’était pas encore pollué. Quant à Reding, il le fit emprisonner dans la forteresse d’Aarbourg par le général Ney. Le landamman d’Affry le délivra.
En janvier 1818, le vainquer de Rothenturm tomba gravement malade du typhus. Au matin du 5 février, il était tombé un peu de neige. Reding agonisant voyait de sa fenêtre les deux sommets du Mythen sortir du brouillard et entrer dans la lumière. Il expira.
A l’extérieur de la grande église de Schwytz, on lit cette épitaphe :
Aloysius Reding a Bidderegg comes,
Cujus nomen laus.
« Son nom est sa plus grande louange. »
Gonzague de Reynold
Les Reding von Biberegg sont une famille qui descend de l'Empereur Charlemagne
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04.05.2008
Tradition genevoise
Le « Feuillu », le premier dimanche de mai.
Cette fête a pour but de fêter le retour du printemps, des fouillées et des fleurs. Le "feuillu" ou "foliu" se rattache à l'antique tradition des "quêtes de mai" répandues dans toute l'Europe. Au village, les enfants se groupent en cortège et vont chanter de maison en maison pour obtenir des œufs, de la farine, du sucre, quelque argent aussi. A Genève, les filles se couronnent de fleurs en l'honneur du renouveau et les garçons transportent avec eux une sorte de hutte de branchages ou un sapin décoré de roses et d’œillets printaniers et agitent des sonnettes. Souvent le cortège est conduit par une petite "épouse de mai" ou "reine de mai" accompagnée d'un petit roi.

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29.04.2008
Le général von Bachmann
On attribue toujours au général Dufour la première cartographie de la Suisse et son drapeau moderne. C’est juste mais un autre général l’a précédé et inspiré en ces deux choses : Le général von Bachmann.
Né en 1740, Niklaus Franz von Bachmann, fils de baron s’engage à l’âge de 16 ans dans l’armée royale française. Il y atteindra le grade de colonel en 1779 et sera même membre du Conseil de la guerre. La chute de la monarchie le fait passer dans les rangs des contre-révolutionnaires. Ce d’autant plus que son frère aîné, Charles-Léodegar, major des gardes suisses fut exécuté après la prise des Tuileries. Il luttera contre la République Française en tant que lieutenant-général du royaume de Piémont-Sardaigne en 1794. Il commandera aussi les troupes suisses au service de l’Autriche et de l’Angleterre lors de la deuxième coalition.
Au début de 1800, pour différencier ses troupes il leur remet la bannière rouge à croix blanche tombée en désuétude depuis la fin du Moyen Age et qui redevint ainsi l'emblème confédéral. En 1802, la Diète de Schwytz lui confia le commandement suprême des troupes confédérées qui défirent l'armée helvétique (républicaine et alliée de la France) durant la guerre des bâtons à la bataille de Faoug.
Pendant les Cent-Jours, il est nommé commandant en chef des troupes confédérées. Sa tâche consistait à protéger la frontière suisse. Pour l’assurer il ira même jusqu’à envahir la Franche-Comté. Devenant ainsi le dernier chef militaire suisse à pénétrer en territoire étranger.
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23.04.2008
Le crépuscule des Celtes
Une découverte exceptionnelle a eu lieu récemment en Suisse romande. Au sommet de la colline du Mormont, des pelleteuses ont, par hasard, mis à jour un immense sanctuaire celte, le plus grand connu actuellement. Il y a 2'000 ans, les Helvètes ont creusé des centaines de puits dans ce lieu isolé pour déposer des offrandes à leurs dieux: objets, animaux, fragments de corps humains. Cette découverte permet aux archéologues de mener une enquête sur les pratiques religieuses de nos ancêtres. Les rituels, les sacrifices - animaux et humains - les druides, que savons nous - ou croyons nous savoir - sur la fabuleuse civilisation des Celtes ? Pour tenter de répondre à cette question, le film - comme un véritable thriller - suit pas à pas la fouille du site et le travail des archéologues. De découvertes en rebondissements, on plonge dans un univers mystérieux, toujours à la frontière de l'imaginaire et du réel.
"Les Celtes sont un sac magique, dans lequel on peut mettre ce que l'on veut et d'où peut sortir à peu près n'importe quoi. Tout est possible dans le fabuleux crépuscule celtique, qui n'est pas tant le crépuscule des dieux que celui de la raison."
J.R.R. Tolkien
Vaste masse de calcaire dressée au bout de la plaine de l'Orbe, dans le canton de Vaud, la colline du Mormont marque la ligne de partage des eaux entre le nord et le sud, entre le Rhin et le Rhône. C'est à son sommet que vient d'être découvert le plus grand sanctuaire celte d’Europe. Des centaines de fosses y ont été creusées par nos ancêtres, contenant des offrandes et des sacrifices à des dieux inconnus.
Partant de cette découverte exceptionnelle, le film prend pour fil directeur le travail d’enquête mené par l’équipe des fouilles et s'attache à suivre le parcours d’objets exhumés de leur extraction jusqu'au laboratoire, ainsi que les déductions qu’en tirent les scientifiques.
Les objet exhumés suivis par le film permettent d’aborder les thèmes principaux actuellement au cœur des controverses sur l’univers religieux des Celtes, sur leurs pratiques religieuses et rituelles (druidisme, sacrifices humains, offrandes).
Cette découverte s’inscrit en effet dans un contexte particulier : depuis une vingtaine d’années notre regard sur les Celtes a changé. Après la mise à jour de plusieurs sites en Europe, de nouvelles hypothèses émergent sur leur univers religieux. Derrière les clichés se précise une civilisation aussi raffinée, complexe et développée que celles des Grecs et des Romains. Le temps où l’on prenait au pied de la lettre les commentaires d’un Jules César est bien fini. Ce dernier ne décrivait les Celtes comme des Barbares cruels et bornés que pour mieux exalter Rome et ses conquêtes impériales.
La découverte du sanctuaire du Mormont tombe - heureuse coïncidence - exactement 150 ans après celle du site de La Tène, à l’embouchure du lac de Neuchâtel. La Tène, qui a donné son nom au 2ème âge de Fer, est un autre lieu majeur dans l'histoire des Celtes. Plus de 3000 objets y avaient été découverts et, après des années de suppositions farfelues, les archéologues l’identifient aujourd’hui également comme un vaste sanctuaire des eaux. L'univers des Celtes est dominé par le religieux, mais les scientifiques commencent à peine à en comprendre la complexité.
DVD disponible ici
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22.04.2008
La Suisse guerrière : Le massacre des Tuileries

Le 10 août 1792, le roi Louis XVI est avec sa famille au palais des Tuileries, défendu par 1.100 Gardes Suisses et quelques-uns des Gardes Nationaux et gendarmes restés fidèles au Roi. Danton, qui veut en découdre avec ce monarque qui refuse de signer certains décrets, mobilise environ 17.000 hommes et les envoie aux Tuileries.
Alors que les Gardes Suisses viennent de surmonter victorieusement le premier assaut, Louis XVI leur donne l’ordre de cesser le feu et de regagner leur caserne à Courbevoie. En chemin, ils sont massacrés, assassinés par les assaillants du palais, puis atrocement mutilés par une foule en folie.
630 Gardes meurent ainsi, et 156 sont faits prisonniers. Sans défense, ils seront à leur tour assassinés puis mutilés dans leur prison lors des massacres du 2 septembre 1792. Leurs corps seront jetés dans un vaste charnier, à l’endroit où Louis XVIII fit construire la Chapelle Expiatoire.
Les soldats suisses ont ainsi respecté jusqu'au bout leur serment de fidélité. Un monument très émouvant a été érigé dans la ville de Lucerne en mémoire de leur martyre et de leur vaillance.

"Il meurt comme un chien fidèle, sur l'écusson des lys qu'il a juré de défendre. il meurt et semble pleurer. C'est une gloire unique, d'avoir fait le monument national d'un peuple".
Jules Michelet

Charles-Léodegar, baron BACHMANN, major des Gardes Suisses. Il fut pendu le 3 septembre 1792, condamné pour avoir été le responsable de la résistance lors de l'attaque du palais par les hordes républicaines. Il était considéré par son contemporain Karl Pfyffer von Altishofen comme étant un commandant courageux qui avait du cran et était fidèle à son devoir et à sa patrie.
Le commandant des Gardes Suisses était le lieutenant général Jean-Roch Frédéric de Maillardoz. Arrière-grand-père de Gonzague de Reynold, il joua de malchance car il remplaçait ce jour-là le commandant titulaire Louis Auguste Augustin d'Affry. Il mourru lui aussi comme le major Bachmann lors des massacres de septembre dans d'atroces circonstances.
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20.04.2008
Figure identitaire : William Wallace

William Wallace fut le meneur de la résistance écossaise face à l’occupation anglaise à la fin du 13e siècle, plus particulièrement de 1297 à 1298.
Sa date de naissance se situe autour de 1270, il provient de la petite noblesse, fils d’un chevalier écossais. Originaire du comté d’Ayr en Écosse, son nom de famille (en latin Walensis) indique une origine galloise, donc celte. La légende et certains témoignages le décrivent dans sa jeunesse comme un adolescent grand, athlétique, bagarreur et intrépide. Certaines informations révèlent que son oncle, un prêtre, supervisa son éducation durant laquelle le jeune William fit preuve de grandes capacités intellectuelles, notamment avec une grande maîtrise du français et du latin.
A cette époque, l’Écosse est sous domination du roi anglais Edouard 1er. William Wallace se serait décidé à enter en résistance contre les Anglais après l’assassinat du sheriff anglais de Lanark, petite ville au centre de l’écosse, apparemment conséquence d’une rivalité amoureuse. Cet acte le mis hors la loi et il lança le signal de la révolte en mai 1297, massacrant à l’aide d’une trentaine de compagnons la garnison de la ville. Une autre version met en scène la mort de son père, Sir Malcom Wallace, tué par un chevalier anglais du nom de Fenwick car il refusait l’autorité du roi Edouard 1er. William tendit donc une embuscade au chevalier anglais lorsqu’il intercepta un convoi duquel ce dernier faisait partie et vengea la mort de son père.
Quoiqu’il en soit, son nom fit le tour de l’Écosse et certains nobles se rallièrent à lui. La résistance écossaise se contenta d’abord d’opérations de harcèlement sur les garnisons anglaises avant de libérer une grande partie du territoire écossais et finalement assiéger la ville de Dundee au nord-est. Voulant le couper de ses bases de l’ouest, le comte de Surrey et Hugh Cressingham positionnèrent leurs troupes à Stirling. Les patriotes écossais rompirent le siège et firent face à une armée anglaise bien plus nombreuse et mieux armée (certaines sources font état de 15 000 fantassins et 1 000 cavaliers anglais contre seulement 4 000 fantassins et 180 cavaliers écossais). Une rivière traversée par un pont sépare les deux armées. Lors de la traversé des troupes anglaise, William Wallace ne leur laissa pas le temps de se regrouper et donna l’ordre d’attaquer. Le pont très étroit rendant les déplacements de troupes très difficile, les Anglais furent bloqués et finalement les écossais remportèrent une victoire inespérée. En plus d’un chef charismatique, William Wallace se révéla un fin stratège. Cette bataille fut son plus haut fait d’arme: beaucoup de villes lui ouvrirent leurs portes. Il est alors proclamé Gardien du royaume d’Écosse.
Apprenant les événements se déroulant en Écosse et profitant d’une trêve avec les Français, Edouard 1er revint en Écosse afin de mater la rébellion. Son armée affronta celle de Wallace à Falkirk le 22 juillet 1298, mais la victoire changea cette fois-ci de camp : mal soutenu par les nobles écossais, le chef rebelle vit son armée décimée et dut prendre la fuite. Abandonnant son titre de gardien du royaume, il passa en France où selon certains historiens il aurait demandé sans succès l’aide du roi de France Philippe le Bel. Il revint ensuite en Écosse en 1303 pour continuer la résistance avant d’être capturé par les soldats Anglais à Glasgow. Il fut condamné à mort pour trahison envers son souverain, crimes et sacrilège, et fut atrocement exécuté à Londres le 23 août 1305.
Loin de calmer les ardeurs des patriotes écossais, sa mort ralluma la flamme de la rébellion en en 1314 une armée commandée par Robert le Bruce, couronné roi d’Écosse en 1306, défit les Anglais à Bannockburn et en 1328 l’Écosse accéda à l’indépendance.
William Wallace n’était pas de la haute noblesse, il ne possédait de plus pas de terre, étant le deuxième fils de la famille (il était d’ailleurs destiné à l’origine à une carrière ecclésiastique). C’est donc un homme parti de presque rien qui devint avec ses courageux compagnons le symbole de la résistance écossaise, et qui alla jusqu’à verser son sang pour la mener à bien. Les patriotes écossais n’avaient ni l’armement ni l’entraînement des soldats d’Edouard 1er et pourtant, en alliant volonté, courage et tout de même une certaine stratégie, ils réalisèrent l’un des plus glorieux faits d’armes de notre histoire, et y gagnèrent leur liberté !
Source : Cahier Identitaire Romand 3
14:43 Publié dans Retour aux sources | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.04.2008
Mythes européens : Excalibur

Excalibur, nom de l'épée d'Arthur . Le mot est une déformation de Caledfoulch ou Kaledfoulc'h ou kaletfwlch qui signifierait "dur éclair" ou "dure foudre" appellation qui conviendrait parfaitement à une épée magique . Il faut la comparer au Gai Bolga , "arme secrète" de Cuchulainn et à Caladbolg , l'épée magique des Tuatha De Danann . Dans le cycle arthurien , Excalibur est l'épée de souveraineté et de puissance confiée à Arthur . L'épée brillait du feu de trente torches , éblouissant ses ennemis . Le fourreau précieux empêchait le sang de couler sur les champ de bataille , mais Arthur confia imprudemment ce talisman à sa demi-sœur la fée Morgane . Elle s'empressa d'en faire un double , qu'elle remit à Arthur tandis qu'elle donna l'original à son amant , Accolon .
Après la bataille de Camlann , Arthur demanda au chevalier Girflet de lancer Excalibur dans un étang ,car elle ne doit pas tomber en n'importe quelles mains . Or , une main sort de l'eau ,saisit l'épée , la brandit trois fois et disparaît avec elle : l'épée magique de souveraineté a été rendue à la Dame du Lac .
Vae Victis - Excalibur
14:04 Publié dans Retour aux sources | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.04.2008
La Suisse guerrière : Le colonel Pfyffer
Les troupes suisses au "service de la France" n'étaient nullement des corps de mercenaires. La Diète avait signé avec le roi une série de traités d'alliance qu'on nommait "capitulations". Les cantons ou certaines familles suisses étaient autorisés à lever des troupes dans le cadre de ces traités, et ces troupes servaient les souverains, mais sous les ordres de leurs propres officiers, les régiments portant le nom de leur colonel. Les premiers souverains alliés furent les rois de France. Le régiment Pfyffer, recruté à Lucerne, sauva Charles IX et sa cour lors de la retraite de Meaux (1567), et cela valut à tout héritier mâle des Pfyffer zu Altishofen le droit de garder son chapeau sur la tête en présence du monarque français.
Denis de Rougemont, La Suisse - ou l'histoire d'un peuple heureux
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11.04.2008
La Suisse guerrière : La bataille d'Agen
En 107 av. J.-C., les Tigurins (tribu helvètique) , sous la conduite de Divico, infligeaient près d'Agen (France), sur les bords de la Garonne, dans le territoire des Volques, une cuisante défaite aux légions romaines, tuant le consul Lucius Cassius, massacrant une grande partie de ses troupes, prenant des otages et faisant passer le reste de l'armée sous le joug. Cette bataille s'inscrit dans le cadre de ce que l'on qualifie en général de "migration des Cimbres et des Teutons": les Tigurins, avec les Teutons , s'étaient joints aux Cimbres en 111 av. J.-C. et sillonnaient la Gaule. En 107 av. J.-C., les Tigurins faisaient route vers Toulouse espérant de riches butins. En 58 av. J.-C., la défaite était encore présente dans les mémoires, si bien que César, après avoir taillé en pièces les Tigurins sur la Saône (avant d'écraser les Helvètes près de Bibracte ), rapporte avec fierté et soulagement pour l'honneur de Rome que "la partie de la nation qui avait infligé aux Romains un grand désastre fut la première à être punie" (De bello gallico I, 12). Situé à tort sur les bords du Léman au XIXe s., cet épisode célèbre a inspiré de nombreux poèmes et tableaux patriotiques, comme Les Romains passant sous le joug (1858) de Charles Gleyre.

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13.11.2007
Le Lambda, notre symbole
Le "lambda" majuscule – ancêtre grec du "L" de l'alphabet latin – ornait jadis les boucliers des citoyens-guerriers spartiates qui appelaient leur cité Lacédémone.
Fers de lance du combat de la Grèce contre les "barbares" (terme grec pour désigner les non-grecs et principalement des Orientaux impérialistes et cosmopolites), ce sont les Lacédémoniens qui ont permis à la Grèce de préserver sa liberté et son identité face à l'immense armée réunie par le tyran perse Xerxès lors de la deuxième et dernière guerre médique. En effet, grâce au courage exemplaire de Léonidas et de ses 300 Spartiates qui, à la bataille décisive des Thermopyles (480 av JC), se sont sacrifiés pour retarder l'invasion perse et laisser ainsi le temps à leurs frères grecs de prendre conscience du danger, les Grecs ont pu repousser leurs envahisseurs pourtant en surnombre et remporter la victoire finale contre l'impérialisme oriental.
Si la fière Lacédémone a fini par s'éteindre, d'autres peuples de même souche indo-européenne ont repris le flambeau! Et Sparte, avec l’exemple de ces 300 résistants Spartiates, est restée un modèle pour les Européens authentiques, modèle qui leur redonne du courage quand il le faut! Et de même que les Spartiates – contrairement aux Athéniens (à l'exception de Platon et de quelques autres) – ont toujours été soucieux du sort de la civilisation grecque et pas seulement de la "nation" spartiate, de même, les Suisses que nous sommes, entendons défendre la grande civilisation européenne dont nous nous savons les héritiers. Pour toutes ces raisons, et quelques autres encore, nous avons choisi de prendre le "lambda" des Spartiates pour symbole de notre combat!

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