25.07.2008

Analyse des événements de Srebrenica

Après l'arrestation de Radovan Karadzic, il est intéressant de revenir sur un des principaux chefs d'accusation à son encontre.
 
Srebrenica. L’épisode est devenu le symbole du mal, particulièrement du mal serbe. Il est décrit comme “une horreur sans égale dans l’histoire de l’Europe depuis la Seconde guerre mondiale”, qui a vu l’exécution de sang-froid “d’au moins 8.000 hommes et jeunes gens musulmans”.
 
Les événements se sont déroulés à l’intérieur ou dans les environs de la ville bosniaque de Srebrenica, entre le 10 et le 19 juillet 1995, lorsque l’armée serbe bosniaque (ASB) l’a occupée, en combattant et en tuant de nombreux musulmans bosniaques, dont un nombre inconnu sont morts au cours des affrontements ou ont été exécutés. Il est hors de doute qu’il y a eu des exécutions, et que beaucoup de musulmans bosniaques ont péri au cours de l’évacuation de Srebrenica et de ses suites. Mais bien qu’on en discute rarement, le problème majeur est de savoir combien d’entre eux ont été exécutés, étant donné que bien des corps retrouvés dans les tombeaux locaux sont ceux de victimes des combats, et qu’une grande partie des musulmans bosniaques qui ont fui la ville sont arrivés sans encombre en territoire bosniaque musulman. Certains cadavres exhumés sont aussi ceux des nombreux Serbes tués au cours des razzias effectuées par les musulmans bosniaques sortant de Srebrenica dans les années précédant juillet 1995.
 

07.03.2008

La nouvelle NRH

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16.02.2008

Démonter les mensonges "antifascistes" et "antiracistes"

78f23394234af2fb08c6f567d39401f8.jpgLes accusations de mauvaise foi sont monnaie courante. Savoir y répondre nécessite un minimum de culture politique, afin de démasquer les arrières-pensées nauséabondes de l'adversaire, comprendre d'où lui vient le sens quasi-inné de la diffamation et du mensonge, découvrir, en remontant le fil de sa pensée comme le fil d'Ariane dans la mythologie grecque, les enjeux idéologiques derrière tout cela. Heureusement, Stéphane Courtois, auteur du Livre noir du communisme, est là pour nous apprendre comment éviter les chausse-trappes des prétendus "anti-racistes" et autres "antifascistes"... souvent plus autoritaires et intolérants que leurs opposants !

Sur l'antifascisme :

L'antifascisme a été, à partir de 1934, l'un des principaux axes de la propagande et de l'action du mouvement communiste. [...] Si l'antifascisme est un formidable vecteur de mobilisation, il est aussi utilisé comme procédé de stigmatisation par amalgame, les communistes qualifiant de "fasciste" tout individu ou organisation critique à leur égard. [...] L'antifascisme est avant tout une notion dont les communistes se servent pour étendre à l'infini ou restreindre à volonté le champ de définition de leurs ennemis et de leurs alliés du moment. [...] Les gauchistes ont souvent utilisé cette même veine réthorique.

Sur l'antiracisme :

L'Internationale communiste n'hésite pas à attiser les braises identitaires. Son action en direction des Noirs se situe dans une perspective anti-impérialiste plutôt que dans une logique d'égalité des droits [...] Dans un contexte de déclin du communisme, l'antiracisme demeure une valeur sûre. 

Et malgré l'effondrement de l'URSS et le déclin électoral de l'extrême-gauche, ce sont toujours les mêmes méthodes de terrorisme intellectuel qui sont recyclées et utilisées à droite comme à gauche !

Source

01.08.2007

Voici ce que l'on trouvait dans la Tribune en 1941...

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Ce que nous célébrons aujourd’hui, c’est moins le fait de l’alliance des Waldstaetten le 1er août 1291, que sa durée. Bien qu’il y ait eu grand mérite de la part des trois communautés d’Uri, Schwytz et Nidwald de conclure un pacte, la chose la plus remarquable est que ce pacte ait été tenu durant six siècles et demi. Le passé, et singulièrement le présent, nous offrent quantités d’exemples de pactes solennellement jurés et bien vite oubliés, sinon répudiés. Alors, on est saisi par la grandeur qui émane du serment de la Suisse primitive.

En commémorant les six siècles et demi du pacte de 1291, en insistant sur cette longue durée, nous nous montrons instinctivement logiques. Car la raison d’être de la Suisse, c’est aujourd’hui son histoire. La plupart des peuples trouvent le fondement de leur existence nationale dans la communauté de race, de langue, de religion ou dans l’attachement à une dynastie. Il n’y a rien de semblable chez nous.

Le pacte de 1291 a eu des développements que ses auteurs étaient loin de prévoir, mais qui furent possibles grâce à leur sagesse, leur pondération, leur sens de la justice. L’alliance des trois communautés alpestres, de gens qui menaient une même vie, parlaient un même dialecte, qu’unissaient des intérêts matériels identiques et une religion professée avec une foi simple et profonde, est devenue cette Confédération si diverse qu’elle étonne le monde. Cette diversité, nous avons l’intime sentiment qu’il faut la maintenir, mais nous agissons souvent de façon maladroite en croyant qu’elle est l’idéale finalité vers laquelle tend notre patrie. Faire de la Confédération suisse une sorte de creuset dans lequel s’expérimente les institutions d’une humanité enfin libérée des conflits de peuples est une erreur sans mesure. […]

Ces six siècles et demi d’histoire, nous les aimons. Nous n’en voulons rien retrancher, et rien cacher. Nous ne saurions dire si nous en préférons les époques glorieuses ou les phases tragiques, car chacune apporte un enrichissement à l’esprit civique. Et cette histoire permettra demain, sur la prairie du Grütli, ce miracle que les cœurs des Genevois, les derniers enfants de la famille suisse, que les cœurs des Vaudois, longtemps sujets d’un grand canton, battront de la même émotion que des ceux des représentants de la Suisse primitive.

Les Waldstaetten de 1291, nos ancêtres ― car la parenté des sentiments peut être plus forte que celle de la filliation généalogique ― il ne faut pas nous les représenter comme des sortes de surhommes. Ce ne furent ni des conservateurs enracinés dans la négation, ni des révolutionnaires agités par une idéologie et la soif de détruire. C’étaient des hommes rudes, mais probes, conscients de leurs droits et désireux de les faire respecter. Dans la prairie où ils étaient réunis, le vent qui avait passé sur le lac et venait des montagnes ne chassait point l’odeur de l’étable qu’ils amenaient avec eux, odeur tenace comme leur caractère. Ces gens rudes étaient des réalisateurs, leur action, déjà le fédéralisme, se résume dans la devise « Un pour tous, tous pour un ». On est en effet frappé, lorsque l’on relit le pacte, de la haute idée de la collectivité qui s’en dégage. Le pacte est d’ailleurs une œuvre anonyme. On ne peut lui assigner un promoteur comme on ne connait pas les noms des capitaines qui commandèrent au Morgarten. Le chef demeure réellement le mandataire du peuple puisque sa personnalité ne domine pas. Et dans le passage relatif aux criminels, aux incendiaires, ces gens sont chassés du territoire puisqu’ils n’en acceptent plus les lois, voilà encore, au premier plan le sens de la collectivité.

[…]

Pierre BERTRAND

26.06.2007

Holger Dansk

Holger Dansk appelé aussi Ogier de Danemarche est un héro danois légendaire qui est apparu dans la chanson de geste de Doon de Mayence.

Il était le fils de Gudfred (Geoffrey),  roi du Danemark.  Il avait un fils qui fut tué par Charlot, lui-même fils de Charlemagne.  Pour se venger il le traqua et le tua et failli réserver le même sort à son impérial père. Pendant sept la guerre entre les Danois et les Francs fit rage et Holger Dansk résista. Toutefois lorsque la menace des Sarrasins se fit plus pressante, le conflit s’arrêta et Holger se rangea du coté de Charlemagne pour combattre les Sarrasins. Durant une bataille il vainquit le géant Brehus.

Dans la légende danoise, on dit que Holger Dansk dort maintenant dans une montagne et se réveillera lorsque le Danemark fera face à un danger mortel.

De nos jours, on peut voir une imposante statue en pierre de lui dans les catacombes en dessous du château de Kronborg  à Helsingør.

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21.06.2007

21 juin: Solstice d'été

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L’homme moderne a perdu le sens de la fête. Arraché à son environnement géographique et humain, isolé au milieu des villes « anorganiques », il a oublié ses origines et ne connaît plus rien de ces fêtes que pouvaient produire les communautés de jadis.

Au détriment des traditions ancestrales, généralement transformées et figées en « folklore », s’est imposée la fête foraine, la fête de la musique, c'est-à-dire la fête artificielle, étrangère. Au rythme régulier des fêtes saisonnières qui accordaient l’homme à son milieu naturel, s’est substitué le hoquet des musiques exotiques.

Célébrer le solstice d’été, c’est avant tout renouer avec une fête ancestrale et plusieurs fois millénaire. Mais il ne s’agit pas de procéder à la façon des archéologues et des ethnographes. Cette célébration n’est pas une reconstitution. Elle doit être vivante et joyeuse, en harmonie avec le temps présent. Renouer, c’est retrouver le fil perdu. C’est revenir aux sources de notre communauté de culture et de civilisation. A cet égard, le solstice d’été possède une valeur exemplaire. Durant plusieurs siècles, il a subi une tentative d’étouffement de la part du christianisme, puis il a été toléré sous la forme des fêtes de la Saint-Jean. Pourtant, un peu partout, sur les terres d’Europe, les feux solsticiaux se maintiennent et renaissent, témoignant de l’attachement de nos peuples à une certaine conception du cosmique. Renouer avec cette fête de la plus vieille Europe, c’est affirmer notre fidélité à l’héritage ancestral et par là-même à notre identité.

En ce début de 21eme siècle, le solstice d’été garde une dimension fondamentalement communautaire. Il reste le moment privilégié où, prés du bûcher aux flammes claires, l’individu retrouve son clan.

Tiré du livre: Les solstices. Histoire et actualité.

Jean Mabire et Pierre Vial.

30.05.2007

René Marchand sur l'Islam

06.04.2007

Les Normands n'oublient pas !

 

 

09.02.2007

Il y a 50 ans nous quittait l’Amiral Horthy

medium_Horthy.jpgHorthy Miklós (Kenderes 1869 - Estoril 1957) est plus connu en France sous l’appellation de l’Amiral Horthy.

Régent de Royaume de Hongrie de 1920 à 1944, il reste une figure controversée, certains tentant de galvauder la mémoire de celui qui fut sans conteste le plus grand homme d’Etat hongrois du XXème Siècle.

A 22 ans, il sert dans la marine austro-hongroise à bord du Saida. En deux ans, il avait déjà parcouru toute la surface du globe. Il parlait couramment l'allemand. Il apprit en plus le croate, l'anglais, le français et l'italien.

Durant la Première Guerre Mondiale, il prit une part active dans les batailles navales et remporta de nombreuses victoires. En février 1918, il est nommé contre-amiral et prend la direction de la flotte de guerre austro-hongroise.

En 1919, Horthy adhère au gouvernement contre-révolutionnaire de Szeged qui est en opposition à la sanglante dictature bolchevique de Béla Kun, et organise l'armée nationale qui va chasser les communistes du pouvoir.

Après le retrait de l’armée roumaine de Budapest, qui avait profité de la présence des rouges pour intervenir, les armées contre-révolutionnaires reprennent le contrôle de Budapest.

medium_horthy_feher_lovon_1919.jpgL’Amiral Horthy, arrivant dans la capitale sur son cheval blanc tout comme le légendaire Roi Árpád , répondit aux allocutions de bienvenue en qualifiant Budapest de « ville pécheresse », ayant renié l’histoire millénaire de la Hongrie , jeté aux orties la couronne et les couleurs nationales, pour se revêtir de haillons rouges.

Nommé régent à vie du Royaume de Hongrie après avoir empêché le retour des Habsbourg, Horthy tente de redresser un pays humilié et ruiné par le Diktat de Trianon.

medium_terkeppz.4.jpgPerdant plus de 70% de son territoire, des millions de hongrois arrachés de leur Patrie, la ruine était également au rendez-vous avec la perte de la plupart de ses mines de charbon ou de sel, de ses infrastructures de transport, de son vignoble, de ses terres agricoles, de son cheptel.

Dans une Hongrie autoritaire mais démocratique (seul le parti communiste étant interdit), Horthy redressera lentement l’économie hongroise, tout en maintenant un équilibre international délicat avec des voisins belliqueux qui cherchaient le moindre prétexte pour écrabouiller une Hongrie ayant pourtant une armée considérablement réduite.

C’est aussi une période pendant laquelle tout un peuple humilié est soudé pour faire face aux difficultés présentes. C’est ainsi que dans les écoles, chaque jour était récitée une prière :

medium_hiszek.jpgJe crois en Dieu

Je crois en la patrie

Je crois en une justice divine et éternelle

Je crois en la résurrection de la Hongrie  !

Amen

Les régimes fascistes, profitant de l’humiliation de la Hongrie , parviennent à la ranger de son côté, l’Amiral Horthy espérant ainsi récupérer les territoires perdus en 1920 étant majoritairement voire exclusivement peuplés de hongrois.

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Entrée triomphale de l'Amiral Horthy sur son cheval blanc à Kassa, récupérée en 1938

medium_1938-41_bis.2.gifCette politique réussit de 1938 à 1941, mais Horthy est contraint à l’entrée en guerre par l’extrême-droite qui domine le Parlement (il avait pourtant fait emprisonner le chef des croix fléchées, Szalasi).

Dès 1943, Horthy cherche à négocier une paix séparée avec les Alliés.

Après l’occupation militaire du pays par les armées allemandes en mars 1944, à laquelle Horthy est obligé de se soumettre, un coup d’Etat fasciste est organisé par les Allemands le 15 octobre 1944, plaçant à la tête d’un Etat fantoche le chef de la milice fasciste des Croix Fléchées, Ferenc Szalasi.

Horthy ayant tenté de négocier une paix séparée avec les Alliés, il est placé en détention par les Allemands en Bavière jusqu’à la fin de la guerre.

Il finit ses jours en exil au Portugal. Il y rédigea ses Mémoires, « Une vie pour la Hongrie  », dans lesquelles il explique n’avoir jamais eu confiance en Hitler et avoir toujours eu pour seul objectif de lutter contre l’injustice du Diktat de Trianon.

L'écrasement en 1956 de la révolution hongroise par les troupes soviétiques le plonge dans une profonde déprime. Il s’éteint le 9 février 1957.

medium_horthy_siremlek.2.jpgEn 1993, les restes de Horthy furent rapatriés à Kenderes en Hongrie, conformément à ses dernières volontés. Avis à ceux qui auraient l’occasion de passer par là, pour le souvenir d’un homme qui consacra sa vie au redressement de la Hongrie , qui aurait d’ailleurs bien besoin aujourd’hui d’un homme de cette envergure.

Horthy Miklos, présent !

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02.01.2007

2 janvier 1492

La ville de Grenade, dernier bastion musulman d'Espagne, tombe aux mains des Rois Catholiques. Le sultan Boabdil se rend mettant fin à sept siècles de présence musulmane en Espagne. Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Castille font leur entrée dans la ville. La campagne militaire lancée depuis 10 ans contre les musulmans en vue de reconquérir les terres catholiques espagnoles, la "Reconquista", est terminée.

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