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29.04.2008

Le général von Bachmann

On attribue toujours au général Dufour la première cartographie de la Suisse et son drapeau moderne. C’est juste mais un autre général l’a précédé et inspiré en ces deux choses : Le général von Bachmann.

Né en 1740, Niklaus Franz von Bachmann, fils de baron s’engage à l’âge de 16 ans dans l’armée royale française. Il y atteindra le grade de colonel en 1779 et sera même membre du Conseil de la guerre. La chute de la monarchie le fait passer dans les rangs des contre-révolutionnaires. Ce d’autant plus que son frère aîné, Charles-Léodegar, major des gardes suisses fut exécuté après la prise des Tuileries. Il luttera contre la République Française en tant que lieutenant-général du royaume de Piémont-Sardaigne en 1794. Il commandera aussi les troupes suisses au service de l’Autriche et de l’Angleterre lors de la deuxième coalition.

Au début de 1800, pour différencier ses troupes il leur remet la bannière rouge à croix blanche tombée en désuétude depuis la fin du Moyen Age et qui redevint ainsi l'emblème confédéral. En 1802, la Diète de Schwytz lui confia le commandement suprême des troupes confédérées qui défirent l'armée helvétique (républicaine et alliée de la France) durant la guerre des bâtons à la bataille de Faoug.

Pendant les Cent-Jours, il est nommé commandant en chef des troupes confédérées. Sa tâche consistait à protéger la frontière suisse. Pour l’assurer il ira même jusqu’à envahir la Franche-Comté. Devenant ainsi le dernier chef militaire suisse à pénétrer en territoire étranger.

Ce soir

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24.04.2008

Prince Caspian

Le monde de Narnia : Chapitre II

Le 16 mai au cinéma

23.04.2008

Le dernier Eric Werner

fenetrewernergdgl2.jpgAprès L'Avant-guerre civile et L’Après-démocratie à quoi faut-il s’attendre ? Au repli total sur la sphère privée. «En clair, précise Eric Werner, c’est la contrepartie de la dictature.» Mais depuis leurs positions de repli, les seules où l’on puisse encore penser tout haut, ses multiples personnages bavardent. Ils se laissent aller. Ils livrent mille indiscrétions sur l’air du temps et les moeurs qu’il entraîne… A leur manière, ils sont des dissidents : littéralement, des gens qui s’assoient en travers. En travers de l’opinion commune. Dans la veine de ses essais de référence, mais sous une forme toute différente, Eric Werner poursuit et approfondit son analyse du monde dans lequel nous vivons. Coulées dans des dialogues entre des personnages emblématiques, ses réflexions d’une stupéfiante lucidité font trébucher les apparences de la réalité et en révèlent la nature profonde. Qu’il s’agisse de terrorisme, d’immigration, de consommation, de cinéma, de police, de culture, Eric Werner ne se laisse impressionner en rien et s’exprime dans une langue froide et coupante comme du diamant. Ces «idées de derrière la tête» traduisent une grande ambition de connaissance : repérer, au-delà des postiches de la démocratie-fiction, les monstrueux bouleversements qui nous attendent. Ou qui sont déjà là.

Auteur: Eric Werner
Editions:Xénia
Prix : 14€
Pour commander ce livre, cliquer ici

Le crépuscule des Celtes

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Une découverte exceptionnelle a eu lieu récemment en Suisse romande. Au sommet de la colline du Mormont, des pelleteuses ont, par hasard, mis à jour un immense sanctuaire celte, le plus grand connu actuellement. Il y a 2'000 ans, les Helvètes ont creusé des centaines de puits dans ce lieu isolé pour déposer des offrandes à leurs dieux: objets, animaux, fragments de corps humains. Cette découverte permet aux archéologues de mener une enquête sur les pratiques religieuses de nos ancêtres. Les rituels, les sacrifices - animaux et humains - les druides, que savons nous - ou croyons nous savoir - sur la fabuleuse civilisation des Celtes ? Pour tenter de répondre à cette question, le film - comme un véritable thriller - suit pas à pas la fouille du site et le travail des archéologues. De découvertes en rebondissements, on plonge dans un univers mystérieux, toujours à la frontière de l'imaginaire et du réel.

"Les Celtes sont un sac magique, dans lequel on peut mettre ce que l'on veut et d'où peut sortir à peu près n'importe quoi. Tout est possible dans le fabuleux crépuscule celtique, qui n'est pas tant le crépuscule des dieux que celui de la raison."
J.R.R. Tolkien

Vaste masse de calcaire dressée au bout de la plaine de l'Orbe, dans le canton de Vaud, la colline du Mormont marque la ligne de partage des eaux entre le nord et le sud, entre le Rhin et le Rhône. C'est à son sommet que vient d'être découvert le plus grand sanctuaire celte d’Europe. Des centaines de fosses y ont été creusées par nos ancêtres, contenant des offrandes et des sacrifices à des dieux inconnus.

Partant de cette découverte exceptionnelle, le film prend pour fil directeur le travail d’enquête mené par l’équipe des fouilles et s'attache à suivre le parcours d’objets exhumés de leur extraction jusqu'au laboratoire, ainsi que les déductions qu’en tirent les scientifiques.

Les objet exhumés suivis par le film permettent d’aborder les thèmes principaux actuellement au cœur des controverses sur l’univers religieux des Celtes, sur leurs pratiques religieuses et rituelles (druidisme, sacrifices humains, offrandes).

Cette découverte s’inscrit en effet dans un contexte particulier : depuis une vingtaine d’années notre regard sur les Celtes a changé. Après la mise à jour de plusieurs sites en Europe, de nouvelles hypothèses émergent sur leur univers religieux. Derrière les clichés se précise une civilisation aussi raffinée, complexe et développée que celles des Grecs et des Romains. Le temps où l’on prenait au pied de la lettre les commentaires d’un Jules César est bien fini. Ce dernier ne décrivait les Celtes comme des Barbares cruels et bornés que pour mieux exalter Rome et ses conquêtes impériales.

La découverte du sanctuaire du Mormont tombe - heureuse coïncidence - exactement 150 ans après celle du site de La Tène, à l’embouchure du lac de Neuchâtel. La Tène, qui a donné son nom au 2ème âge de Fer, est un autre lieu majeur dans l'histoire des Celtes. Plus de 3000 objets y avaient été découverts et, après des années de suppositions farfelues, les archéologues l’identifient aujourd’hui également comme un vaste sanctuaire des eaux. L'univers des Celtes est dominé par le religieux, mais les scientifiques commencent à peine à en comprendre la complexité.

DVD disponible ici

22.04.2008

La Suisse guerrière : Le massacre des Tuileries

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Le 10 août 1792, le roi Louis XVI est avec sa famille au palais des Tuileries, défendu par 1.100 Gardes Suisses et quelques-uns des Gardes Nationaux et gendarmes restés fidèles au Roi. Danton, qui veut en découdre avec ce monarque qui refuse de signer certains décrets, mobilise environ 17.000 hommes et les envoie aux Tuileries.

Alors que les Gardes Suisses viennent de surmonter victorieusement le premier assaut, Louis XVI leur donne l’ordre de cesser le feu et de regagner leur caserne à Courbevoie. En chemin, ils sont massacrés, assassinés par les assaillants du palais, puis atrocement mutilés par une foule en folie.

630 Gardes meurent ainsi, et 156 sont faits prisonniers. Sans défense, ils seront à leur tour assassinés puis mutilés dans leur prison lors des massacres du 2 septembre 1792. Leurs corps seront jetés dans un vaste charnier, à l’endroit où Louis XVIII fit construire la Chapelle Expiatoire.

Avant de mourrir, les gardes suisses entonnèrent une dernière fois les magnifiques Adieux suisses :

podcast

Les soldats suisses ont ainsi respecté jusqu'au bout leur serment de fidélité. Un monument très émouvant a été érigé dans la ville de Lucerne en mémoire de leur martyre et de leur vaillance. 

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HELVETIORUM FIDEI AC VIRTUTI

"Il meurt comme un chien fidèle, sur l'écusson des lys qu'il a juré de défendre. il meurt et semble pleurer. C'est une gloire unique, d'avoir fait le monument national d'un peuple".

Jules Michelet

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Charles-Léodegar, baron BACHMANN, major des Gardes Suisses. Il fut pendu le 3 septembre 1792, condamné pour avoir été le responsable de la résistance lors de l'attaque du palais par les hordes républicaines. Il était considéré par son contemporain Karl Pfyffer von Altishofen comme étant un commandant courageux qui avait du cran et était fidèle à son devoir et à sa patrie.

Le commandant des Gardes Suisses était le lieutenant général Jean-Roch Frédéric de Maillardoz. Arrière-grand-père de Gonzague de Reynold, il joua de malchance car il remplaçait ce jour-là le commandant titulaire Louis Auguste Augustin d'Affry. Il mourru lui aussi comme le major Bachmann lors des massacres de septembre dans d'atroces circonstances.

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Notons que le ministre français de la culture a refusé que la plaque à la mémoire des gardes suisses offerte en 2005 par Samuel Schmid soit déposée à la Chapelle Expiatoire.

Ce soir ça va décroître !

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20.04.2008

Figure identitaire : William Wallace

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William Wallace fut le meneur de la résistance écossaise face à l’occupation anglaise à la fin du 13e siècle, plus particulièrement de 1297 à 1298.

Sa date de naissance se situe autour de 1270, il provient de la petite noblesse, fils d’un chevalier écossais. Originaire du comté d’Ayr en Écosse, son nom de famille (en latin Walensis) indique une origine galloise, donc celte. La légende et certains témoignages le décrivent dans sa jeunesse comme un adolescent grand, athlétique, bagarreur et intrépide. Certaines informations révèlent que son oncle, un prêtre, supervisa son éducation durant laquelle le jeune William fit preuve de grandes capacités intellectuelles, notamment avec une grande maîtrise du français et du latin.

A cette époque, l’Écosse est sous domination du roi anglais Edouard 1er. William Wallace se serait décidé à enter en résistance contre les Anglais après l’assassinat du sheriff anglais de Lanark, petite ville au centre de l’écosse, apparemment conséquence d’une rivalité amoureuse. Cet acte le mis hors la loi et il lança le signal de la révolte en mai 1297, massacrant à l’aide d’une trentaine de compagnons la garnison de la ville. Une autre version met en scène la mort de son père, Sir Malcom Wallace, tué par un chevalier anglais du nom de Fenwick car il refusait l’autorité du roi Edouard 1er. William tendit donc une embuscade au chevalier anglais lorsqu’il intercepta un convoi duquel ce dernier faisait partie et vengea la mort de son père.

Quoiqu’il en soit, son nom fit le tour de l’Écosse et certains nobles se rallièrent à lui. La résistance écossaise se contenta d’abord d’opérations de harcèlement sur les garnisons anglaises avant de libérer une grande partie du territoire écossais et finalement assiéger la ville de Dundee au nord-est. Voulant le couper de ses bases de l’ouest, le comte de Surrey et Hugh Cressingham positionnèrent leurs troupes à Stirling. Les patriotes écossais rompirent le siège et firent face à une armée anglaise bien plus nombreuse et mieux armée (certaines sources font état de 15 000 fantassins et 1 000 cavaliers anglais contre seulement 4 000 fantassins et 180 cavaliers écossais). Une rivière traversée par un pont sépare les deux armées. Lors de la traversé des troupes anglaise, William Wallace ne leur laissa pas le temps de se regrouper et donna l’ordre d’attaquer. Le pont très étroit rendant les déplacements de troupes très difficile, les Anglais furent bloqués et finalement les écossais remportèrent une victoire inespérée. En plus d’un chef charismatique, William Wallace se révéla un fin stratège. Cette bataille fut son plus haut fait d’arme: beaucoup de villes lui ouvrirent leurs portes. Il est alors proclamé Gardien du royaume d’Écosse.

Apprenant les événements se déroulant en Écosse et profitant d’une trêve avec les Français, Edouard 1er revint en Écosse afin de mater la rébellion. Son armée affronta celle de Wallace à Falkirk le 22 juillet 1298, mais la victoire changea cette fois-ci de camp : mal soutenu par les nobles écossais, le chef rebelle vit son armée décimée et dut prendre la fuite. Abandonnant son titre de gardien du royaume, il passa en France où selon certains historiens il aurait demandé sans succès l’aide du roi de France Philippe le Bel. Il revint ensuite en Écosse en 1303 pour continuer la résistance avant d’être capturé par les soldats Anglais à Glasgow. Il fut condamné à mort pour trahison envers son souverain, crimes et sacrilège, et fut atrocement exécuté à Londres le 23 août 1305.

Loin de calmer les ardeurs des patriotes écossais, sa mort ralluma la flamme de la rébellion en en 1314 une armée commandée par Robert le Bruce, couronné roi d’Écosse en 1306, défit les Anglais à Bannockburn et en 1328 l’Écosse accéda à l’indépendance.

William Wallace n’était pas de la haute noblesse, il ne possédait de plus pas de terre, étant le deuxième fils de la famille (il était d’ailleurs destiné à l’origine à une carrière ecclésiastique). C’est donc un homme parti de presque rien qui devint avec ses courageux compagnons le symbole de la résistance écossaise, et qui alla jusqu’à verser son sang pour la mener à bien. Les patriotes écossais n’avaient ni l’armement ni l’entraînement des soldats d’Edouard 1er et pourtant, en alliant volonté, courage et tout de même une certaine stratégie, ils réalisèrent l’un des plus glorieux faits d’armes de notre histoire, et y gagnèrent leur liberté !

Source : Cahier Identitaire Romand 3

Vae Victis - Vent d'Ecosse
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19.04.2008

Frédéric le Grand a dit :

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Frédéric II à un de ses lieutenants lors de la bataille de Rossbach en 1757:
"- Quels sont donc ces murs de brique rouge que mon artillerie ne peut entamer?
- Sire, ce sont les Suisses"

L'Europe ne doit rien à l'islam

Les racines grecques de l'Europe chrétienne

916568437.jpgQui n'a jamais entendu le mensonge très politiquement correct selon lequel l'Europe ne serait rien sans les Arabes et l'islam puisque ce sont ces derniers qui, en traduisant la plupart des oeuvres de philosophie antique, nous ont transmis la pensée grecque ? Ce qui revient à dire que la civilisation européenne doit (presque) tout à l'opium des Mille et une nuits.

Sylvain Gouguenheim, professeur d'histoire médiévale à l'ENS de Lyon, rétablit la vérité dans un ouvrage qui nous éclaire sur la continuité historique entre l'Europe d'Athènes et l'Europe chrétienne (Aristote au Mont Saint-Michel - Les racines grecques de l'Europe chrétienne). Fait encore plus notable, Le Monde (ou "l'Immonde" pour mieux souligner le caractère habituellement propagandiste du premier quotidien de France) lui consacre une pleine page.

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