« 2007-10 | Page d'accueil
| 2007-12 »
29.11.2007
Dominique Venner - Le siècle de 1914

Auteur : Dominique Venner
Titre de l’ouvrage : Le siècle de 1914
Date de parution, éditeur, nombre de pages : 2007, Pygmalion, 405 pages
Sujet : Pour mieux comprendre la situation actuelle, l’auteur se plonge dans l’histoire du siècle dernier. Les grandes idéologies sont analysées (Communisme, Fascisme, National-socialisme et Libéralisme) et l’impact de la Première Guerre mondiale, dont tout a procédé, est étudié.
Résumé :
Le point de départ, l’évènement fondateur du XXème siècle, est la Première Guerre mondiale. Dans ses tranchées sont nés les Arditi qui seront les colonnes vertébrales des futurs Camicia Nera (Chemises Noires) et les Freikorps (Corps Francs) dont beaucoup se retrouveront dans la SA. Dans les décombres de la Première Guerre mondiale est également né le régime communiste d'URSS et s’est amorcée l’hégémonie américaine sur le monde en lieu et place des anciennes puissances dominantes européennes.
Avant de se lancer dans les origines de la guerre et ses conséquences, l’auteur fait un petit retour sur le monde d’avant, celui de l’Europe des aristocraties. Pour illustrer l’ancien ordre, il narre les funérailles du roi Edouard VII en 1910 où toutes les familles royales d’Europe sont présentes et défilent en grand uniforme précédant dans les rangs du cortège les représentants gris des puissances républicaines (Etats-Unis, France).
S’en suit un court historique de la Grande Guerre dont le départ est donné par l’assassinat de l’Archiduc autrichien François Ferdinand à Sarajevo. La guerre terminée, les puissances occidentales imposent le traité de Versailles aux puissances vaincues. Celui-ci correspondant à la vision d’une Europe selon Wilson, le président américain de l’époque. De gigantesques dédommagements financiers seront également exigés de l’ex-Reich de Guillaume II à titre de réparation. Ce diktat, comme il sera appelé par les Allemands, sera pour beaucoup dans l’éclatement de la Seconde Guerre mondiale.
Mais avant cela, eut lieu la révolution de 1917 dans la Russie tsariste. Celle-ci, dans un premier temps menée par les Mencheviks (sociaux-démocrates), fut prise à son compte par les Bolcheviques (communistes). Conséquence de l’envoi de plusieurs révolutionnaires communistes, dont Lénine, en wagon plombé en tant que bacille de la peste par les généraux allemands. Stratégie efficace sur le court terme car elle permit de faire tomber le second front où étaient engagés les Allemands mais dont les conséquences seront funestes pour toute l’Europe sur le long terme.
Funeste en premier lieu pour la Russie qui eut à subir la tyrannie de Lénine et Trotski qui n’avaient rien à envier à Staline. Ceux-ci ayant par exemple moderniser les anciennes prisons de Sibérie en des tristement célèbres goulags. Le régime totalitaire mis en place et désormais tenu par la main de fer de Staline commettra des crimes atroces qui encore aujourd’hui sont méconnus. Comme la famine-génocide de 1933 en Ukraine durant laquelle périrent six millions de paysans, alors que le grain pourrissait dans les silos du régime.
Des évolutions similaires auraient pu avoir lieu dans plusieurs pays d’Europe où des dictatures communistes éphémères virent le jour. En Italie ce sont les hommes issus des tranchées, les Arditi, qui combattirent le plus férocement leurs adversaires communistes. Parmi eux, Gabriele d’Annuzio qui repris Fiume avec ses soldats malgré l’attribution de cette ville à la Yougoslavie. Mais surtout Benito Mussolini, ex-socialiste qui a la tête de ses Camicia Nera imposa le fascisme à l’Italie. Dans les premières années de son pouvoir, il reçu les félicitations de nombreux Occidentaux dont Churchill. Malgré la vision déformée que l’on a aujourd’hui, le régime fasciste ne fut pas particulièrement sanguinaire. De la prise du pouvoir à 1943 et outre les années de guerre civile, l’Italie ne connut que 7 exécutions politiques. Ceci étant à mettre en perspective avec les massacres de masse qui se déroulent à la même époque en Union Soviétique.
Un autre homme, connu un destin similaire. Adolf Hitler, simple caporal à l’issue des quatre années de guerre fut envoyé comme officier de renseignement par les Corps Francs de Bavière pour surveiller un petit parti parmi les nombreux qui s’agitaient dans la région à cette époque-là. Outrepassant de beaucoup sa mission, il devint l’orateur puis le dirigeant de ce parti et en fit un instrument pour la conquête du pouvoir. Soutenu par le capitaine Röhm, ainsi que par le prestigieux général Ludendorff, il tenta le coup de force à Munich en 1923, voulant rééditer le coup de bluff de Mussolini quelques mois plutôt. Il échoua et passa plusieurs mois en prison.
Par la suite, Hitler imposa à son parti la voie légale pour s’emparer du pouvoir et ce fut chose faite en 1933, année durant laquelle le vieux Maréchal Hindenburg président de la République n’eu d’autre choix que de choisir Hitler comme chancelier. Cette prise de pouvoir démocratique est la conséquence de nombreuses souffrances qu’eut à subir le peuple allemand et qui sont décrites dans l’ouvrage.
Le pangermanisme et l’esprit de revanche qui animait le désormais Führer et l’hostilité des Anglo-saxons à voir se rétablir la puissance continentale qu’ils avaient cassés pendant la Première Guerre ne pouvait mener qu’à un nouveau conflit d’échelle mondiale. Il éclata en effet en 1939. Mais pas dans la configuration que l’on attendait, les Soviétiques ayant signé avec les Allemands un pacte de non-agression l’année précédente. Ceci étant le coup de maître de Staline qui aurait du permettre aux Soviétiques de voir s’épuiser entre eux les régimes capitalistes et fascistes pour arriver ensuite à s’imposer plus facilement. En réalité les Soviétiques durent leur succès autant aux Nationaux-socialistes qui traitèrent en ennemis tous les Slaves alors que ceux-ci les avaient accueilli dans un premier temps en tant que libérateurs, qu’aux capacités de résistance exceptionnelle du peuple russe (20 millions de morts), à l’hiver historiquement froid de 1941 et à la stratégiquement stupide attaque de Mussolini sur la Grèce qui retarda l’offensive allemande.
A la fin de la guerre, en 1944, lorsque les erreurs et les délires d’Hitler devinrent insupportables à un groupe d’officiers allemands, ceux-ci décidèrent d’en finir. Stauffenberg, l’officier qui transporta la mallette d’explosif, lancera un « vive la sainte Allemagne ! » devant son peloton d’exécution. Témoignant de la résistance d’une certaine Allemagne aux projets d’Hitler.
La fin de la guerre fut douloureuse pour l’Allemagne avec les bombardements de terreur anglo-américains sur des villes stratégiquement insignifiantes mais très peuplées et souvent culturellement très riches et lors desquels au minimum 600'000 personnes trouvèrent la mort. L’expulsion des treize millions d’Allemands qui peuplaient les Sudètes, la Poméranie ou encore la Prusse orientale se fit également dans d’atroces souffrances parmi lesquelles le viol de deux millions d’Allemandes par les soldats de l’armée rouge. Cela fait seulement que depuis quelques années qu’en Allemagne, on se met à parler de cette partie méconnue de l'histoire du pays.
Au sortir de la guerre, l’horreur de la Shoah révélée, les blessures profondes du Vieux Continent achèveront l’hégémonie européenne sur le monde. Les empires coloniaux mettront quelques années à se défaire et il fallut désormais pour les Européens vivre soit dans le « 1984 » soviétique soit dans le « meilleur des mondes » américain.
La chute de l’URSS ayant consacrée la victoire de la société de consommation et de l’idéologie capitaliste, certains auteurs se sont mis à parler de la fin de l’histoire. D’autres leur opposent un conflit de civilisation à l’échelle planétaire, auquels les derniers développement de l’actualité (11 septembre 2001) semblent donner raison. La grande chance de l’Europe, selon l’auteur, est de se trouver en dehors des principales zones de conflit : Moyen-orient et surtout Chine - Etats-Unis. Celle-ci est la possibilité pour l’Europe de connaître une renaissance.
Citation(s) :
« Cependant, rédigeant ces lignes au début du XXIème siècle, il faut bien constater que la vérité métaphysique en vigueur dans la société américaine et dans celles qui l’imitent se voit fortement ébranlée par l’évolution d’un monde qui ne semble pas épouser l’interprétation universaliste et linéaire de l’idéologie des Lumières. […] Tout montre en effet que les hommes appartenant aux civilisations profondément différentes qui se partagent la terre après leur renaissance à la fin du XXème siècle ont des façons d’envisager la modernité sans rapport avec le credo anglo-saxon. »
« C’est par la guerre civile que Lénine, Trotski, Sverdlov et quelques autres inoculent au parti la culture terroriste qui sera sa marque. Staline ne fera que continuer. »
« L’obsession antisémite d’Hitler, qu’il faut bien qualifier de pathologique, lui tient lieu de critère absolu dans la relation « ami-ennemi » qui est l’une des données fondamentales de toute politique étrangère.
Son adversaire, Staline avait, de ce point de vue, un instrument conceptuel autrement plus efficace et réaliste. S’appuyant sur l’interprétation marxiste de l’histoire revue par Lénine, le Géorgien divisait le monde en deux catégories, la « patrie du socialisme » (URSS) et les puissances capitalistes avec lesquelles il était possible de conclure des alliances tactiques passagères, sans jamais oublier qu’elles restaient l’ennemi. Lui-même et les partis communistes dans le monde entier ne cessaient, dans leur démarche silencieuse, de conserver à l’esprit le rapport fondamental « nous et les autres ». Rien de tel chez Hitler. »
« Quand le siècle a commencé, personne n’aurait pu imaginer les évènements majeurs et les bouleversements qui l’ont traversé. Ni l’ampleur de la Première Guerre mondiale ni ses conséquences, ni la destruction de l’ancien ordre européen, ni les révolutions qui ont suivi, ni les déchaînements de la Seconde Guerre mondiale, ni la décolonisation, ni l’hégémonie américaine, ni l’émergence de la Chine, ni l’islamisme, ni l’immigration, ni la révolutions des mœurs amorcée vers 1960, ni les transformations de l’économie et de la société, non rien de tout cela n’avait pu être imaginé, même par les esprits les plus prophétiques. Le monde de 1905 n’annonçait en rien le monde de 2005. Tirons-en une première conclusion : le monde de 2005 n’annonce en rien le monde dans lequel vivront les arrière-petits-enfants des Européens d’aujourd’hui. L’erreur de toute prospective est d’imaginer l’avenir dans le prolongement du présent. Mais sans se livrer à des prévisions, on peut cependant être attentif aux signes. »
Appréciation personnelle :
Le livre est agréablement découpé en chapitres et sous-chapitres thématiques et chronologiques. Ils facilitent la clarté et permettent lors de recherche de trouver plus rapidement l’information. On sent l’auteur sensible à la poésie et cela se ressent dans son ouvrage qui donne matière à se plonger dans les époques décrites.
Bien sûr pour bien saisir le sujet et les analyses, il faut posséder quelques connaissances historiques de base. Mais le livre reste relativement facile d’accès.
Dominique Venner est un auteur qui a connu dans sa jeunesse un fort engagement partisan dans des structures nationalistes, ayant depuis longtemps fait ses adieux à l’engagement politique, il fait aujourd’hui un travail d’historien remarquable, cherchant à rendre eux Européens leur histoire et leur fierté.
Ayant lu plusieurs ouvrages de Dominique Venner et étant un fidèle lecteur de la Nouvelle Revue d’Histoire, il m’est arrivé de reconnaître des passages que j’avais précédemment lus ici et là. Cet ouvrage fait donc office d’aboutissement à une thèse, celle du siècle de 1914.
Jean-David
16:15 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ils foutent la merde
11:03 Publié dans Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.11.2007
Terrorisme barbu en France

Sous nos yeux, un cameraman de France 3 est roué de coups par trois costauds qui voulaient lui arracher sa caméra. Mouvements spontanés? Les groupes de jeunes paraissent encadrés par des garçons plus âgés, certains roulant dans des voitures immatriculées à Paris ou dans les départements voisins. Qui sont-ils? Barbus, portant survêtements, ces jeunes hommes bien bâtis répondent: «On est là par solidarité, c'est tout.»
11:25 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Une deuxième vidéo de la convention
00:00 Publié dans Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.11.2007
Dissidents depuis 2002 !

Un dissident est une personne amenée à se séparer d'une communauté ou du parti dont il était membre. Il ne reconnait plus la légitimité de l'autorité (notamment politique) à laquelle il devait se soumettre jusqu'alors.
Le terme de dissident est ainsi utilisé pour qualifier une personne qui conteste de façon plus ou moins radicale le système politique du pays dont elle est résidente.
00:35 Publié dans Agit-Prop | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Solidarité Kosovo Noël 2007 / 2008
00:31 Publié dans Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.11.2007
Beowulf
00:00 Publié dans Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.11.2007
Convention identitaire : On y était !
18:32 Publié dans Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Belle bête !
13:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Raymond Devos et l'enracinement
12:09 Publié dans Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

































